Porsche, paysages et passion : une première sortie réussie pour l’Amicale de l’Arc
Par moi chroniqueur passionné, mais pas aveuglé !
Il y a des premières fois qui laissent une trace. Celle de l’Amicale Porsche de l’Arc, ce samedi 18 mai 2025, en est une. Plus qu’une simple sortie automobile, c’était une déclaration d’intention, une manière élégante – et vrombissante – d’annoncer l’arrivée d’un nouveau club dans le paysage des passionnés de belle mécanique. Et ils n’ont pas fait les choses à moitié Damien et Jennifer nos organisateurs.
Plus d’une quarantaine de membres, soit 20 Porsche, ont sillonné la belle région neuchâteloise.
Le ton est donné. Une quarantaine de passionnés, vingt belles allemandes au tempérament bien trempé, un itinéraire pensé comme un poème roulant sur les plus belles pages du paysage neuchâtelois.
Départ matinal depuis La Chaux-de-Fonds, ville horlogère où l’on aime les belles mécaniques, qu’elles soient à balancier ou à piston. Très vite, le cortège s’élance dans la vallée de La Sagne, direction La Brévine.
Là, les routes s’ouvrent, sinueuses, rythmées, comme une partition de jazz interprétée par des moteurs plats.
Sur le magnifique plateau de La Brévine, empruntant de très belles routes sinueuses par Les Verrières, La Côte-aux-Fées.
On croirait presque lire une carte postale dictée par un passionné en pleine euphorie. Et pourtant, chaque virage est réel, chaque montée est un appel au plaisir de la conduite.
Le passage par Môtiers – “le fief de l’absinthe”, rappelle-t-on avec malice – ajoute une touche d’histoire et de terroir.
Puis, vient l’ascension vers le Creux du Van, monument naturel qui n’a rien à envier aux grands canyons américains, suivi d’une descente vers Mauborget, halte obligée tant le panorama y coupe le souffle : les trois lacs, les Préalpes fribourgeoises et même un aperçu des Alpes, pour les plus chanceux, ce moment-là sera un moment inoubliable !
Mais la journée ne s’arrête pas là. La matinée se conclut dans les jardins du Château d’Auvernier, où les membres sont accueillis par Monsieur Grosjean, un hôte décrit comme “très professionnel”, je vous certifie qu’il l’est !
Là encore, le récit prend des accents presque lyriques : la cave magnifique, le partage dans la vigne, la dégustation — modérée, bien entendu.
Puis, diner au restaurant Le Joran, pour se remettre de tant d’émotions et, surtout, refaire le plein… d’énergie.
L’après-midi reprend sur le même tempo, entre cols et crêtes. Le Col de La Tourne, la Vue-des-Alpes, Les hauts de Chaumont, le plateau de Diesse et enfin le Col du Chasseral.
Une chevauchée élégante à travers des paysages que même les plus blasés des photographes n’arrivent pas à capturer entièrement.
Le clou de cette magnifique journée fut, sans aucun doute, l’accueil chaleureux que nous a réservé Monsieur Elias Vogt, propriétaire de l’Hôtel du Chasseral. Ce moment fort a été suivi par le vernissage de la nouvelle exposition photographique, qui a su captiver l’attention des visiteurs par la qualité et la sensibilité des œuvres présentées.
Après les allocutions officielles, nous avons été conviés à partager un apéritif dînatoire généreusement préparé à base de produits du terroir. Un véritable régal pour les papilles, alliant authenticité et convivialité, dans une atmosphère détendue et propice aux échanges.
Et ainsi, le cercle se referme. D’un château à un sommet, de l’asphalte à la convivialité, l’Amicale Porsche de l’Arc a su transformer cette première en une véritable déclaration d’amour au patrimoine, à la camaraderie, et à l’art de vivre sur quatre roues.
Un événement qui n’a pas seulement marqué le calendrier : il a marqué les esprits.
Et pour un premier tour de clé, c’est une franche réussite.