Il est des sorties automobiles qui se terminent lorsque l’on rentre au garage… et puis il y a celles qui continuent de vivre longtemps dans les conversations, les souvenirs et les sourires. La sortie des cols français du 13 au 16 août appartient sans aucun doute à cette seconde catégorie.
Durant quatre jours, les 30 participants ont sillonné les routes de montagne françaises sur un parcours exceptionnel, enchaînant les cols, les vallées, les villages de caractère et les paysages grandioses. Une aventure parfaitement orchestrée par Catherine et Philippe, dont il faut souligner l’excellent travail de préparation et d’organisation. Itinéraire soigneusement étudié, rythme maîtrisé, choix des routes et des étapes : rien ne semblait laissé au hasard.
Mais au-delà des 1200 kilomètres parcourus et des nombreux cols franchis, c’est surtout l’excellente ambiance qui a régné durant ces quatre jours qui restera dans les mémoires. Une véritable aventure collective, faite de passion automobile, de convivialité, de découvertes et de nombreux moments de partage.
Jeudi 13 août : des Alpes du Léman au massif des Bauges
Le départ est donné au col de la Vue des Alpes, à 1 283 mètres, avant de prendre la direction d’Yverdon, Moudon et Châtel-Saint-Denis. Très vite, les Porsche prennent de la hauteur et rejoignent Morgins, puis Morzine et Cluses, où le groupe fait une pause bienvenue pour le repas de midi.
La journée ne fait pourtant que commencer. L’après-midi est consacré à une magnifique succession de cols : la Colombière (1 613 m), Leschaux (897 m) et la Croix-Fry (1 467 m).
Le passage par le Grand-Bornand, la Clusaz et Manigod offre un premier aperçu de ces villages alpins où l’architecture traditionnelle se mêle harmonieusement aux paysages de montagne.
La route se poursuit ensuite à travers le massif des Bauges, notamment par Glapigny et Lescheraines, sur des routes sinueuses particulièrement appréciées au volant de nos Porsche.
À Saint-Eustache, le parcours invite à admirer l’église du village avant de poursuivre sur la D10. La route mène ensuite vers La Chapelle-Saint-Maurice, Borny et le col de Leschaux, avant de rejoindre Aix-les-Bains, où le groupe passe sa première nuit.
Une première journée déjà riche en kilomètres, en virages et en paysages… et qui donne le ton pour la suite.
Vendredi 14 août : de la Chartreuse aux géants de l’Oisans
Le deuxième jour débute par une superbe traversée de la Chartreuse. Depuis Aix-les-Bains, le groupe rejoint Saint-Baldoph avant d’attaquer le col du Granier (1 134 m).
La route traverse ensuite Entremont-le-Vieux et Saint-Pierre-de-Chartreuse, avant d’enchaîner avec le col du Cucheron (1 139 m), le col de Porte (1 326 m) et le col de Palaquit (1 154 m).
La Chartreuse offre ici un décor particulièrement spectaculaire : forêts, falaises calcaires et petites routes de montagne composent un terrain de jeu idéal pour nos voitures.
Depuis le Sappey-en-Chartreuse, une magnifique vue s’ouvre sur Grenoble, avant de redescendre vers Montbonnot et Domène. Le parcours remonte ensuite vers Revel et Saint-Martin-d’Uriage, pour terminer cette matinée à Vizille, autour du repas de midi.
L’après-midi change radicalement de dimension.
Direction Bourg-d’Oisans, puis la vallée du Chambon et La Grave. La route s’élève progressivement vers le col du Lautaret, à 2 058 mètres, avant d’attaquer l’un des moments forts du séjour : le col du Galibier, à 2 642 mètres.
Et cette fois, pas question de prendre le tunnel : les groupes franchissent bien le sommet du Galibier.
Le spectacle est tout simplement magique et grandiose. À cette altitude, la montagne dévoile toute sa puissance et offre un panorama qui récompense largement les kilomètres parcourus.
La descente conduit ensuite vers Valloire, puis le col du Télégraphe (1 566 m) avant de rejoindre Saint-Jean-de-Maurienne.
La soirée est à l’image de la journée : festive et conviviale. La musique rythme les festivités et, dans un moment particulièrement sympathique, la commune offre un véritable concert à la population. Une initiative suffisamment rare pour être soulignée, à la fois généreuse, spontanée et surtout très appréciée du public.
Samedi 15 août : l’Iseran et les grands espaces savoyards
Samedi matin, nouvelle journée de montagne.
Depuis Saint-Jean-de-Maurienne, la route prend la direction de Saint-Michel-de-Maurienne, Orelle et Modane. Puis vient une portion de parcours particulièrement appréciée des conducteurs.
À Modane, la D1006 en direction de Lanslebourg impose un itinéraire qui n’est pas forcément le plus direct… mais certainement l’un des plus plaisants. Une route sublime à parcourir au volant de nos Porsche, avec cette succession de courbes et de paysages qui fait tout le charme des sorties de l’Amicale.
Le parcours traverse Sollières-Sardières et rejoint le secteur du Mont-Cenis, avant de poursuivre vers le col de l’Iseran.
Avec ses 2 764 mètres, l’Iseran est le plus haut col routier des Alpes françaises et constitue l’un des grands monuments de la route alpine.
Puis apparaît Val d’Isère, station spectaculaire perchée dans la montagne, avant la descente vers Bourg-Saint-Maurice pour la pause de midi.
Une après-midi XXL
L’après-midi s’annonce particulièrement copieuse : « grosse étape », mais ô combien captivante !
Pour digérer, rien de tel qu’un nouveau col : le Cormet de Roselend (1 968 m). La route traverse ensuite Beaufort avant de rejoindre Les Saisies (1 657 m).
Le parcours continue par Flumet et le col des Aravis (1 486 m), avant de retrouver Manigod et le col de la Croix-Fry (1 467 m).
Puis les petites routes reprennent leurs droits : Les Clefs, Serraval, le col du Marais (843 m), Le Bouchet et enfin le col de l’Épine (947 m).
Cette longue succession de cols et de routes sinueuses conduit finalement le groupe jusqu’à Albertville, où une nouvelle soirée permet à chacun de souffler après cette journée particulièrement dense.
Dimanche 16 août : les dernières routes de montagne
Déjà le dernier jour… mais Catherine et Philippe ont encore quelques belles surprises dans leur itinéraire.
Depuis Albertville, le groupe prend la direction de Grignon, Aiton et Saint-Pierre-d’Albigny avant de franchir le col du Frêne (950 m).
La route traverse ensuite Le Châtelard, Allèves, Gruffy et Boussy, avant de rejoindre l’Hôpital puis le col de Richemond (1 036 m).
Après le passage du col, direction le Grand-Abergement et le Haut-Valromey, où un repas particulièrement généreux attend les participants : une choucroute gargantuesque, parfaite pour reprendre des forces avant la dernière partie du périple.
Le retour… mais pas n’importe lequel !
Car pour Catherine et Philippe, le retour ne pouvait évidemment pas se résumer à quelques kilomètres d’autoroute.
L’après-midi est consacré à une multitude de petites routes sinueuses à souhait, avec notamment le col de la Croix de la Serra (1 048 m).
Direction Le Poizat, puis Belleydoux et Saint-Claude, véritable capitale historique de la pipe de Saint-Claude, un savoir-faire artisanal emblématique du Jura.
Le parcours se poursuit par Longchaumois, Morez, Bellefontaine, Chaux-Neuve et Mouthe, avant de retrouver progressivement les routes suisses.
La Vallée de Joux, Le Pont, Vallorbe… puis enfin la direction d’Orbe et Lausanne.
Et après quatre jours de routes, de cols et de paysages, le retour à La Vue des Alpes marque officiellement la fin de cette formidable aventure.
Quatre jours, des dizaines de cols et une multitude de souvenirs
Au total, cette sortie aura offert aux participants un incroyable condensé de ce que les routes alpines et jurassiennes peuvent proposer : des cols mythiques, des petites routes sinueuses, des villages de montagne, des panoramas spectaculaires et, surtout, des moments de convivialité partagés entre passionnés.
Du Granier au Galibier, du Lautaret à l’Iseran, de la Chartreuse au massif des Bauges, du Beaufortain au Jura, chaque journée aura apporté son lot de découvertes et d’émotions.
Il faut également relever l’excellente cohabitation avec les autres usagers de la montagne, notamment les nombreux cyclistes et camping-cars rencontrés tout au long du parcours. Malgré la période estivale et la fréquentation importante des routes alpines, nous avons même été agréablement surpris de pouvoir profiter de nombreux cols dans d’excellentes conditions, avec une circulation finalement très fluide et permettant de rouler généreusement avec nos Porsche.
Et cette belle aventure aura surtout été marquée par une chance exceptionnelle : aucun accident, aucun incident notable et pas le moindre ennui mécanique pour venir ternir ces journées. Tout le monde est rentré avec le sourire, les voitures intactes et, surtout, une multitude de beaux souvenirs.
Car une sortie réussie ne se mesure pas uniquement au nombre de kilomètres parcourus ou à l’altitude des cols franchis.
Elle se mesure aussi à l’ambiance dans le groupe, aux sourires lors des pauses, aux discussions autour des voitures, aux rencontres avec les autres usagers de la route, aux souvenirs que l’on ramène avec soi et à l’envie de recommencer.
Et de ce côté-là, le bilan est sans appel : cette magnifique aventure aura été une pleine réussite.
Un immense merci à Catherine et Philippe pour cette organisation remarquable, leur travail de préparation et leur passion, qui ont permis à 30 membres de l’Amicale Porsche de l’Arc de vivre quatre jours absolument inoubliables.
Quatre jours au cours desquels nos Porsche ont été à la fête, mais surtout quatre jours où l’amitié, la bonne humeur et la passion commune de l’automobile ont été les véritables moteurs du voyage.
Une sortie qui restera assurément comme un grand cru de l’Amicale Porsche de l’Arc.
Et une seule question demeure désormais : où seront les prochaines routes à conquérir ?